Tsone

Red Shift

Label(s) : Auto-production
Sortie : 7 mai 2014

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Quelques mois à peine après la sortie de Exiles  chroniqué « à l’époque » dans nos pages, Anthony Obr, notre droneux originaire de Phoenix – Arizona est de retour avec 10 nouveaux titres, comme à son habitude partagés par le biais de l’auto-production, et en libre téléchargement. Ce dernier semble renouer cette fois-ci avec de plus anciennes productions, plus texturées notamment, à l’inverse de son précédent essai – possiblement présenté comme une parenthèse dans sa discographie – dont nous avions également vanté les nombreux atouts en décembre dernier.
En réalité, Red Shift  n’est pas si différent que ça. Plus lointain, paradoxalement bien plus immédiat. Les morceaux sont relativement courts (4 minutes en moyenne), mais hormis le panel de textures électrisées parcourant le travail, ce « redshift » – faisant visiblement référence à un phénomène astronomique – vient  à n’en pas douter se loger dans la continuité des précédents travaux du bonhomme.
Larsens, cordes abrasives, mais pourtant d’une douceur évidente. Anthony Obr a le don de rendre sa grâce à la bête, faisant disparaître ses imperfections au gré d’un phénomène de masse qui semble distiller les couches sonores avec sainteté. Outre quelques exceptions plus virulentes (Pick your pisonWorking backward from the beginning), Red Shift est un trip brumeux, aveugle, avant tout solaire. Reconnaissable parmi beaucoup, le style perdure, et fonctionne à tous les coups.

Excellent !


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  • Comme à l’habitude ici, encore une découverte.
    « Red Shift » : musique de contraste, entre bruits et mélodies, violence et douceur….Derrières les larsens et autres digressions soniques, se cache une musique presque quasi néo-Classic, quasi « religieuse » par moment (comme le titre « Euclid freed of every flaw » que j’imagine joué dans une église….du moins, c’est mon imagination).
    A +